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Procès du Hirak: la cour d'appel transformée en tour de Babel

chambre criminelle de la Cour d'appel

Pour la première fois depuis le début du procès des 54 détenus du Hirak, un interprète a été assigné pour traduire les échanges entre les accusés parlant uniquement le rifain et la Cour lors de l'audience du 1er mars.
Rachid Amarouch, 28 ans, est le premier appelé à la barre devant le juge Ali Torchi, en cette après-midi du 1er mars. Il est accusé d'outrage aux éléments de la force publique, mais aussi de rébellion armée, un délit passible de deux à cinq ans de réclusion, selon les dispositions de l'article 302 du Code pénal.
Sitôt l'audience entamée, des problèmes de fluidité des échanges se font ressentir. Rachid Amarouch ne maitrise que le rifain. Lost in translation, l'interprète peine à traduire certains mots, arguant qu'ils n'ont pas d'équivalent en langue rifaine. Ce serait notamment le cas du mot "rébellion". Un comble.
L'interprète tente tant bien que mal de faire comprendre à l'accusé le sens global des propos du juge, mais il est vite ouvertement critiqué par Nasser Zafzafi. Depuis le box des accusés, le leader du Hirak tonne contre une "traduction inexacte", soutenant que "l'interprète est originaire d'une région du Rif différente de celle du détenu".
La défense appuie la position du leader du Hirak en signalant à l'intention de la Cour que "la formule 'rébellion armée' signifie désobéissance et insurrection par des cailloux et des bâtons, non des armes à feu tel que traduit par l'interprète". Ce à quoi le traducteur rétorque qu'en "langue rifaine, le terme arme fait référence uniquement aux armes à feu". L'audience se poursuit tout de même dans le calme, malgré les objections des avocats et les difficultés de l'interprète.
Cinquante nuances de noir
Après une courte pause, c'est au tour de Jaouad Belaali, 29 ans, de se présenter à la barre de la salle 7 de la Cour d'appel de Casablanca. Accusé de porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume et d'outrage aux éléments de la force publique, il refuse de reconnaître l'authenticité de ses dépositions faites auprès de la Brigade nationale de la police judiciaire, et assure "avoir signé les procès-verbaux sous la pression et la violence".
Jaouad Belaali ferait partie de la "garde rapprochée" du leader du Hirak, ce groupe d'hommes charpentés, tout de noir vêtus, que l'on voit escorter Nasser Zafzafi dans la vidéo d'une manifestation à Al Hoceïma.
Interrogé par le juge sur son supposé rôle de garde-corps du leader du Hirak, l'accusé réplique qu'"il s'était simplement porté volontaire pour protéger "un frère" quand celui-ci a reçu des menaces de mort". Jaouad Belaali nie également l'existence d'un uniforme des garde-corps de Zafzafi. "Comme tout le monde peut le constater, je suis vêtu d'un pull noir tandis que le reste du groupe porte des t-shirts de la même couleur", fait-il savoir aux magistrats.

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