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Une trentaine de lauréats de la Bertha Foundation soutiennent Omar Radi

Maroc

Dans une lettre parvenue à la rédaction du Desk, près de 30 bénéficiaires de la bourse de la Bertha Foundation soutiennent le journaliste Omar Radi, objet d'une enquête judiciaire pour suspicions «d'intelligence avec des services de renseignement étrangers». Les enquêteurs de la BNPJ qui le convoquent régulièrement pour de longs interrogatoires ordonnés par le parquet s'intéressent d'ailleurs de près à cette bourse dont le journaliste est également lauréat. La police a aussi questionné le FMAS, gestionnaire local de la bourse au Maroc...
A l’heure où nous mettons en ligne, notre collègue Omar Radi est entendu pour la sixième fois en l’espace de 20 jours par la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ). Chaque interrogatoire dure en moyenne 7 heures et porte sur les reproches émis à son égard, quant à « la perception de financements étrangers en relation avec des organes de services de renseignement ». Aucun chef d’accusation n’a pour l’instant été retenu ni aucune poursuite engagée contre le journaliste.

Comme expliqué durant sa conférence de presse, les questions posées à Omar Radi portent sur différents aspects de son travail, sa collaboration pour des missions de « due diligence » avec deux organes, dont notamment G3 (Good Governance Group) dont nous avions démontré ici le caractère insensé de l’accusation, mais aussi son actuelle bourse de recherche en journalisme. Celle-ci a été octroyée par la Bertha Foundation basée à Genève et dont les bénéficiaires viennent tout juste d’adresser une lettre à notre rédaction, en soutien à Omar Radi.



Il s’agit de 29 journalistes et activistes basés dans 20 différents pays, tous spécialisés, comme Radi, dans l’investigation et l’économie. On peut lire dans la lettre, consultable ci-dessous, que la plupart des signataires ont « déjà travaillé avec le journaliste marocain Omar Radi, durant l’année précédente dans le cadre du programme de bourse appelée Bertha Challenge », pour ajouter que « durant l’année précédente, nous avons travaillé tous ensemble, dans nos pays et régions respectifs, sur comment les relations entre propriétés, profits et politique contribuent à l’injustice foncière. Nous avons aussi engagé des réflexions quant aux solutions à proposer », précise la lettre.



Le travail financé par la Bertha Foundation consiste en une recherche académique sur les spoliations de terres au Maroc. De cette enquête, des articles devaient par la suite être publiés par Omar Radi, dans Le Desk notamment.
Ce travail de recherche a été ralenti en raison de l’Etat d’urgence sanitaire puis par les péripéties vécues par le journaliste suite à la diffusion du rapport d’Amnesty détaillant la surveillance dont il a été victime.
Les signataires de la lettre affirment par ailleurs que la contribution de Radi à leur travail a été importante, signalant être « alarmés par les tentatives de l’Etat marocain de fabriquer des accusations d’espionnage contre Omar Radi, en impliquant la Bertha Foundation ». Ils demandent ainsi que cessent les interrogatoires du journaliste, sa relation avec cette fondation d’intérêt public n’étant en aucun cas liée à une activité de renseignement d’Eta
Au Maroc, c’est le Forum Alternatives Maroc (FMAS) qui a été mandaté par la Bertha Foundation pour être le gestionnaire local de la bourse. Il prend en charge la réception des fonds et offre un cadre légal pour la rétribution mensuelle du journaliste. Selon nos informations, des responsables du Forum ont été convoqués par les services de la BNPJ dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet.

Le Desk

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Une trentaine de lauréats de la Bertha Foundation soutiennent Omar Radi
تاريخ الخرق : Jul 17 2020

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