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Sebta : une journaliste de Chouf TV arrêtée puis relâchée

Sebta

Couvrant la crise migratoire à Ceuta, la journaliste de Chouf TV Fatima Zahra Rajmi a été arrêtée par la police espagnole. Alors que les médias locaux ont évoqué des crimes passés, le SNPM s’en est saisi en contestant une entrave au travail de la presse sur le sujet.
Journaliste du site marocain Chouf TV, Fatima Zahra Rajmi a été relâchée en fin de journée ce vendredi par la police espagnole de Ceuta, qui a interpellé la femme après sa présence dans l’enclave pendant plusieurs jours. Elle couvrait la situation frontalière, dans le contexte de l’arrivée massive de plusieurs milliers de personnes depuis le Maroc. Selon le média local espagnol El Faro de Ceuta, son interpellation s’est faite sur ordre du tribunal pénal d’Almeria. Elle a été transférée à cette juridiction pour être informée de la suspension d’une décision rendue à son encontre. Après quoi, elle a été remise en liberté.

Plus tôt dans la journée, la Garde civile espagnole a arrêté la journaliste. Selon le même média, Fatima Zahra Rajmi, qui porte la nationalité espagnole, «répandait des mensonges» qui auraient irrité les habitants de la ville. Le site d’information local a ajouté que la journaliste n’aurait pas été arrêtée en raison de sa couverture des événements, mais parce qu’«elle était recherchée par un tribunal espagnol, car soupçonnée d’être impliquée dans un crime» présumé.

La même source a rapporté qu’avant son arrestation, la journaliste se serait rendue à divers endroits de Ceuta, au cours des derniers jours. Elle aurait interviewé de nombreux migrants, «diffusé des mensonges» et «remis en question le comportement des forces de sécurité espagnoles ainsi que leurs services».

Lors de sa couverture des événements, Fatima Zahra Rajmi aurait laissé entendre que les agents espagnols auraient «violé des femmes» marocaines. Elle a qualifié à maintes reprises l’enclave de ville occupée, ce qui semble avoir irrité les responsables espagnols locaux, avance ChoufTV. Sur les réseaux sociaux, des appels à sa remise en liberté ont été lancés.

Au Maroc, le SNPM monte au créneau

Pour sa part, le Syndicat national de la presse marocaine a indiqué que l’interpellation a eu lieu quand la journaliste s’apprêtait à quitter l’enclave en direction d’Algésiras, pour couvrir un sit-in tenu devant le consulat du Maroc. Lors de cette opération marquée par un important déploiement des forces de l’ordre, selon le SNPM, Fatima Zahra Ajmi a été menottée et conduite vers un poste de police, puis placée en garde à vue.

Bien que les médias espagnols lient son arrestation à une enquête n’ayant pas de rapport avec sa couverture, le SNPM soutient le contraire dans son communiqué. Il évoque notamment l’utilisation du qualificatif de ville occupée et son choix de mettre l’accent sur les abus de la police espagnole à l’égard des migrants. Le syndicat a contesté une «arrestation arbitraire qui reflète l’étroitesse des autorités coloniales envers quiconque dénonce les graves violations et exactions commises par les forces de sécurité et les éléments de l’armée espagnole à l’encontre du droit des personnes qui entrent dans la ville marocaine occupée».

Tout en exigeant la remise en liberté de la journaliste, le SNPM a souligné «le manque de respect de la liberté de la presse et d’expression par ces autorités et la restriction au travail des journalistes, de peur de dénoncer les violations systématiques des droits des personnes, y compris des mineurs».

Avant l’annonce de la remise en liberté, le SNPM a informé avoir abordé le cas de la journaliste auprès de la Fédération internationale des journalistes pour soutenir sa demande de libération. Il a ajouté se préparer à contacter aussi les syndicats de presse espagnols pour rejoindre cette campagne.

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تاريخ الخرق : May 21 2021

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